Ah, je vous vois là derrière votre écran à me montrer du doigt en pouffant de rire : "Bouhhhh elle lit encore le Journal de Mickey à 22 ans!!!"Et si je vous dit que je ne lis pas que Le Journal de Mickey mais aussi Picsou Magazine, Super Picsou Géant et Mickey Parade? Et si je rajoute à celà que je les pique à mon père et qu'avant moi ils sont passés dans les mains de ma Maman? Vous vous moquez toujours je sais.
Et bien, non je n'ai pas honte, au contraire, on en est plutôt fiers dans la famille!
Au delà des histoires intemporelles, il y a beaucoup d'articles sur les animaux, le sport, la société qui ouvrent les enfants au monde et je trouve que cette presse doit être lue dès que possible.
Et d'ailleurs, on a du mal à en décrocher! Mes parents les achètent depuis 1982, autant vous dire qu'on avait une belle collection. Nous avons tout donné à Emmaüs il y a quelques années. On savait pertinement qu'on aurait pu faire le plaisir d'un collectionneur et obtenir par là-même pas mal d 'argent, mais on a préféré les donner à des enfants.
Le Journal de Mickey est apparu en France en 1934. Hebdomadaire, on y trouve deux longues BD de Mickey et de Donald mais aussi beaucoup d'articles, des jeux, et surtout de nombreuses BD en une page tels les Profs, Lou, Maison avec Jardin et mes préférés les P'tits Diables (j'ai tous leurs albums!). Je préfère les histoires de canards, celles de Mickey étant plus "sérieuses", axées autour d'enquêtes policières.
Mickey Parade et SPG ont un style différents et publient essentiellement des histoires issues de l'école italienne (Romano Scarpa, Giorgio Cavazzano et autres consorts). Celles-ci sont souvent loufoques.
Picsou Magazine, mensuel, est plus axé sur des histoires longues, des épopées en quête de trésors. Le maître Carl Barks et son digne successeur, le génialissime Keno Don Rosa composent la majeure partie des histoires présentes. Ces deux hommes ont véritablement révolutionné la Bande Dessinée. Barks en inventant les personnages de Balthazar Picsou, Gontran Bonheur, Géo Trouvetou, les Castors Juniors... etc et ainsi en posant les jalons de l'histoire de nos canards préférés. Ses histoires reflètent une Amérique de l'après guerre. Il a terminé sa carrière en se consacrant à des tableaux peints à l'huile qui sont de toute beauté (j'ai pu les voir, c'est magnifique), et est décédé en 2000 laissant plein de canards orphelins.
Keno Don Rosa, que j'ai eu la chance de rencontrer au salon de la Bande Dessinée d'Angoulême il y a quelques années, a repris le flambeau de Barks en imaginant le chef d'oeuvre qu'est La Jeunesse de Picsou, ou Comment Picsou est Devenu le Canard le Plus Riche du Monde.
Il a réellement écrit la biographie de Balthazar Picsou en insuflant un degré d'émotion que l'on ne retrouve dans aucune autre BD de la famille Duck. Au fil des aventures, une dimension presque tragique ressort des dessins et de l'histoire, nous montrant un Picsou tiraillé entre l'amour de son argent et la belle Goldie. Celà peut prêter à sourire, je vous le concède, mais il est vrai que ces histoires sont poignantes, lisez les vous comprendrez. L'autre force de Don Rosa est d'ancrer ses histoires dans un contexte historique réel. Ainsi, croise-t-on des personnages comme Theodore Roosevelt, les Frères Dalton, et Picsou se retrouve même sur le Titanic... N'oublions pas les multiples légendes et mythes qui se trouvent illustrés et mis en scène. Son dessin se caractérise par un foisennement de détails. Chaque case est un mini tableau ou rien n'est négligé. Bref, Keno Don Rosa a ancré véritablement la bande dessinée Disney dans une dimension supérieure au simple comic book.
Ces lectures a priori futiles sont pour moi des moments où tout s'arrête et où je peux m'évader (vous aurez compris qu'en ce moment je les lis beaucoup).
Et bien, non je n'ai pas honte, au contraire, on en est plutôt fiers dans la famille!
Au delà des histoires intemporelles, il y a beaucoup d'articles sur les animaux, le sport, la société qui ouvrent les enfants au monde et je trouve que cette presse doit être lue dès que possible.
Et d'ailleurs, on a du mal à en décrocher! Mes parents les achètent depuis 1982, autant vous dire qu'on avait une belle collection. Nous avons tout donné à Emmaüs il y a quelques années. On savait pertinement qu'on aurait pu faire le plaisir d'un collectionneur et obtenir par là-même pas mal d 'argent, mais on a préféré les donner à des enfants.
Le Journal de Mickey est apparu en France en 1934. Hebdomadaire, on y trouve deux longues BD de Mickey et de Donald mais aussi beaucoup d'articles, des jeux, et surtout de nombreuses BD en une page tels les Profs, Lou, Maison avec Jardin et mes préférés les P'tits Diables (j'ai tous leurs albums!). Je préfère les histoires de canards, celles de Mickey étant plus "sérieuses", axées autour d'enquêtes policières.
Mickey Parade et SPG ont un style différents et publient essentiellement des histoires issues de l'école italienne (Romano Scarpa, Giorgio Cavazzano et autres consorts). Celles-ci sont souvent loufoques.
Picsou Magazine, mensuel, est plus axé sur des histoires longues, des épopées en quête de trésors. Le maître Carl Barks et son digne successeur, le génialissime Keno Don Rosa composent la majeure partie des histoires présentes. Ces deux hommes ont véritablement révolutionné la Bande Dessinée. Barks en inventant les personnages de Balthazar Picsou, Gontran Bonheur, Géo Trouvetou, les Castors Juniors... etc et ainsi en posant les jalons de l'histoire de nos canards préférés. Ses histoires reflètent une Amérique de l'après guerre. Il a terminé sa carrière en se consacrant à des tableaux peints à l'huile qui sont de toute beauté (j'ai pu les voir, c'est magnifique), et est décédé en 2000 laissant plein de canards orphelins.
Keno Don Rosa, que j'ai eu la chance de rencontrer au salon de la Bande Dessinée d'Angoulême il y a quelques années, a repris le flambeau de Barks en imaginant le chef d'oeuvre qu'est La Jeunesse de Picsou, ou Comment Picsou est Devenu le Canard le Plus Riche du Monde.
Il a réellement écrit la biographie de Balthazar Picsou en insuflant un degré d'émotion que l'on ne retrouve dans aucune autre BD de la famille Duck. Au fil des aventures, une dimension presque tragique ressort des dessins et de l'histoire, nous montrant un Picsou tiraillé entre l'amour de son argent et la belle Goldie. Celà peut prêter à sourire, je vous le concède, mais il est vrai que ces histoires sont poignantes, lisez les vous comprendrez. L'autre force de Don Rosa est d'ancrer ses histoires dans un contexte historique réel. Ainsi, croise-t-on des personnages comme Theodore Roosevelt, les Frères Dalton, et Picsou se retrouve même sur le Titanic... N'oublions pas les multiples légendes et mythes qui se trouvent illustrés et mis en scène. Son dessin se caractérise par un foisennement de détails. Chaque case est un mini tableau ou rien n'est négligé. Bref, Keno Don Rosa a ancré véritablement la bande dessinée Disney dans une dimension supérieure au simple comic book.
Ces lectures a priori futiles sont pour moi des moments où tout s'arrête et où je peux m'évader (vous aurez compris qu'en ce moment je les lis beaucoup).

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