mardi 5 mai 2009

Les Colocs - La Rue Principale

En attendant la suite de mon récit (qui risque de ne pas venir tout de suite), je vous propose de découvrir un groupe québécois culte, les Colocs. On en a entendu parler dès le début de notre séjour car un film, Dédé, fait fureur au Québec en ce moment. Il relate le destin à la Kurt Cobain du chanteur du groupe, André Fortin. Bon je vous avoue que je n'étais pas motivée pour aller voir le film et que j'ai préféré l'option piscine et sauna... Par contre on a entendu cette chanson plein de fois et très vite on l'a chantée... Enfin quand je dis chanté, c'était uniquement une expression : "le centre d'achat", car on ne comprenais rien au reste de la chanson. Mais depuis j'ai trouvé les paroles et je vous en fait part gracieusement car à mon avis, vous aussi vous allez avoir du mal à comprendre ce que raconte Dédé !


Dans ma p'tite ville on était juste quatre mille
Pis la rue principale à s'appelait St-Cyrille
La coop, le gaz bar, la caisse-pop, le croque-mort
Et le magasin général
Quand j'y retourne ça m'fait assez mal
Y'é tombe une bombe su'a rue principale
Depuis qu'y ont construit le centre d'achat

L'aut' jour j'ai amené ma bien-aimée
Pour y montrer où c'est que j'étais né
Aussitôt arrivé me v'la en beau joualvert
Ça avait l'air de Val-Jalbert
Quand j'y r'tourne ça m'fait assez mal
Y'é tombé une bombe su'a rue principale
Depuis qu'y ont construit le centre d'achat

Une bonne journée j'vas y retourner
Avec mon bulldozer
Pis l'centre d'achat y vas passer
Un mauvais quart d'heure

Avant la v'nue du centre d'achat
Sur la grande rue c'était plus vivant qu'ça
Des ti-culs en bicycle, des cousines en visite
C'tait noir de monde comme en Afrique
Quand j'y r'tourne c'est pathétique
Ça va donc bien mal su'a rue principale
Depuis qu'y ont construit le McDonald

Une bonne journée j'vas y retourner
Avec mon bulldozer
Pis l'centre d'achat y vas passer
Un mauvais quart d'heure

Voici Patrick Esposito

Dans ma p'tite ville y sont pu rien qu'trois mille
Pis la rue principale est devenue ben tranquille
L'épicerie est partie, le cinéma aussi
Et le motel est démoli
Quand j'y r'tourne ça m'fait assez mal
Y'é tombé une bombe su'a rue principale
Depuis qu'y ont construit le centre d'achat

Une bonne journée j'vas y retourner
Avec mon bulldozer
Pis l'centre d'achat y vas passer
Un mauvais quart d'heure

Dans ma p'tite ville on était juste quatre mille
Pis la rue principale à s'appelait St-Cyrille
La coop, le gaz bar, la caisse-pop, le croque-mort
Et le magasin général
Quand j'y retourne ça m'fait assez mal
Y'é tombe une bombe su'a rue principale
Depuis qu'y ont construit le centre d'achat
Le centre d'achat, le centre d'achat,
Le centre d'achat...

vendredi 17 avril 2009

Arrivee au Quebec

Je profite des trois heures de car entre Montréal et Québec pour vous narrer mes premières 24 heures dans la Belle Province.

Je ne pourrai pas mettre toutes mes photos ici, je vais sélectionner les plus intéressantes. Les autres sont visibles sur facebook, pour ceux d'entre vous qui font partie de ce big brother pleinement assumé, et je ne manquerai pas de les montrer à ceux qui le désirent.
Voilà pour les précisions de départ. Comme vous le savez très certainement, j'ai la fâcheuse manie de raconter ma vie. Inutile donc de vous dire que vous allez avoir de la lecture. J'ose espérer néanmoins que ma prose sera agréable à lire et vous permettra au mieux de visualiser mes propos. Vos commentaires, remarques, questions sont bienvenus !

Je ne vais pas m'appesantir sur le voyage et les six heures de vol en direction de Montréal. Pour le côté trépidant de l'aventure, sachez que nous sommes montées les dernières dans l'avion à cause d'un retard indépendant de notre volonté (je tiens à le préciser car nous étions à l'heure à l'enregistrement !) et les hôtesses nous ont fait courir en trombe sur la passerelle, un grand moment. Vol très agréable, confortable, entre amies. Hôtesses charmantes qui ont beaucoup discuté avec Sophie et moi-même notamment pendant un bon quart d'heure après l'atterrissage dans un avion vide de ses passagers (impression étrange d'être les dernières à quitter l'appareil !). Elles nous ont dit que nous étions « trop cute »... Les québécois emploient cette expression tout le temps (surtout le matin quand les filles se complimentent entre elles au sujet de leur tenue...).


Ne jamais mettre deux profs ayant suivi un cursus rigoureux de géographie quelques mois auparavant devant un hublot : on a passé notre temps (du moins les quelques heures où nous n'étions pas au dessus de l'Atlantique) à admirer estuaires, plateaux, périurbanisation, gated communities, baies ainsi que toutes les formes de glaciers qui existent (petit message à l'attention de Marie-Sophie : j'ai beaucoup pensé à la carte topographique de Chamonix !).

Nous savions qu'il allait faire froid mais perdre plus 30 degrés en l'espace de quelques secondes, c'est rude comme choc thermique. Le froid vous saisit instantanément en sortant de l'aéroport, même en ayant pris les devant avec la tuque (le bonnet), les gants, le gros gilet de laine sous le manteau, les chaussettes et les bottes. A l'abri, le froid est supportable et même vivifiant. En plein vent c'est l'horreur ! Facteur vent inclus, les températures descendent à – 20 degrés. A l'abri on tourne néanmoins autour de 0 le matin et le soir et 8 dans la journée.

Nous sommes dans le car pour Québec depuis une heure maintenant. Après avoir admiré Montréal depuis le pont Jacques Quartier qui surplombe le majestueux Saint-Laurent, nous avons emprunté une autoroute morne comme jamais. La fin de l'hiver n'est pas une saison très gaie au Québec en termes de paysages : l'herbe est cuite par la neige et les arbres, dépourvus de feuilles, sont gris. Depuis quelques instants nous sommes dans une zone boisée de conifères avec beaucoup plus d'habitations, c'est plus agréable à l'oeil. Nous croisons beaucoup de voitures (grosses voitures américaines à boite automatique, rares sont ceux qui passent les vitesses manuellement ici !) ornées du drapeau de leur équipe de hockey favorite et surtout beaucoup de camions. Y a pas à dire : les camions américains ont de la gueule !


Je m'arrête là pour le récit du voyage !
A très vite pour la visite de Montréal !

mardi 17 février 2009

Le Parc Naturel Régional du Gâtinais

Les provinciaux ont souvent une image tronquée de la région parisienne...
Au mieux on imagine d'horribles pavillons alignés les uns à côtés des autres (ça c'est où j'habite), au pire d'immenses barres d'immeubles glauques (ça c'est où je risque d'enseigner dans quelques mois).


Pourtant on trouve quelques perles, des écrins de nature tout près de la grande et méchante ville qui ronge la campagne.

Comme vous avez tous fait des études de géo ou de sciences je passe outre l'explication sur les PNR. Ah pardon, j'en vois qui lèvent timidement la main pour me demander ce qu'est un PNR. Soit, je vais donc étaler ma science. En tout cas vous vous êtes manifestés de façon beaucoup plus discrète que les 6èmeC qui me font une véritable danse proche de la tecktonic pour me montrer qu'ils ont la réponse à ma question agrémentée de cris aigus qui piaillent "moi madame, moi madame !!!!!!". Et c'est là qu'entre en jeu la prof sadique (moi) qui se fait un malin plaisir à ne pas interroger ces élèves-là, pour privilégier les plus hésitants, les plus discrets, les plus mignons (et souvent ma chouchoute C.). Je vous vois venir : "Bouhhhh elle a une chouchoute". Ben oui j'ai une chouchoute dans chacune de mes classes, et tous les profs en on une (ou un) sans oublier un élève qui vous sort par les yeux (vous aurez reconnu K et O). Bon revenons à nos moutons ("à nos papillons" comme dirait Bénabar, oui cette chanson est nulle mais elle reste en tête).

Un PNR, ou Parc Naturel Régional, c'est un écrin de nature préservé. Là, on y protège la faune et la flore, souvent menacés par une agriculture toujours plus extensive. Voila pour faire simple (je vous épargne mes cours de l'an passé sur le sujet).

J'ai eu l'occasion de visiter le PNR du Gâtinais. Le Gâtinais (à ne pas confondre avec la Gâtine en Deux-Sèvres) c'est ici, en vert foncé :


Il y a en effet quelques semaines, à l'occasion de la Journée Mondiale des Marais (oui oui ça existe) les scientifiques responsables du Parc nous ont fait découvrir leur lieu de travail et nous ont expliqué leur objectif.
Le parcours était agrémenté (d'un vent glacial qui vous gelait jusqu'aux os) de contes et légendes sur la nature. J'ai beaucoup appris sur cet environnement, la faune et la flore qui le compose.


Après un thé (bienvenu), nous sommes allés visiter la basique de Larchant, qui dépendait autrefois du chapitre de Notre-Dame de Paris :

mardi 10 février 2009

Slumdog Millionaire

Jamal Malik is one question away for winning 20 millions ruppees...

How did he do it ?

A- He cheated

B- He-s lucky

C- It's a genius

D- It's destiny

Bouleversant destin que celui de ce petit garçon issu des bidonvilles de Mumbai qui va se retrouver sur le plateau du Qui Veut Gagner des Millions indien...

Accusé de tricherie par la police, Jamal nous retrace son enfance, émouvante, palpitante, tragique. Et par le plus grand des hasards chaque question du jeu se révélera intimement liée à un épisode majeur de Jamal.

Que dire d'autre si ce n'est que ce film vous scotche au fauteuil. Slumdog millionaire est incontestablement un chef d'œuvre.

mercredi 19 novembre 2008

Le Château de la Fontaine

Situé juste derrière chez moi, le château de la Fontaine abrite l'IUT de Brétigny. Ce qui est très appréciable c'est que le parc du château est ouvert à la promenade et aussi étonnant que cela puisse paraître il est la plupart du temps presque désert.

Le temps ne s'y prête malheureusement plus trop mais j'y ai passé (et j'y repasserai) quelques dimanches après-midi, installées sur les rebords du bassin, à bouquiner.


A ce que j'ai pu lire sur les panneaux, le château date du début du XXème siècle et a été bâti par la famille de Rotschild. Je trouve qu'il a un petit air de Breteuil (où j'ai servi de nombreux mariages) en miniature.

Je précise que les cours de l'IUT ont lieu dans les bâtiments ci-dessus (château + dépendances), c'est la classe quand même, non?!!

Mea Culpa

Pardon pardon pardon pardon j'ai laissé les mauvaises herbes envahir mon joli jardin virtuel pendant plusieurs semaines... J'ai donc du perdre la moitié de mon lectorat (4 personnes??!!) et c'est la tête baissée et toute confuse que je m'excuse d'avoir négligé cet espace pourtant si vivant auparavant d'autant plus que je n'ai aucune excuse justement. J'ai perdu mes p'tites habitudes de l'an passé en arrivant ici, dont mon blog...

Rapide résumé de la rentrée :

- J'aime mon travail, pour ne pas dire que je l'adore. Je me suis attachée à mes élèves, même aux pires, je suis très motivée, bref je m'éclate. Ce que j'apprécie c'est le côté théâtral de l'enseignement, les rapports humains avec les élèves, transmettre des connaissances... Évidemment ce n'est pas facile tous les jours mais étant très obstinée et aimant les défis je suis d'autant plus motivée.

- Je profite toujours de Paris, moins que l'an passé c'est certain mais je prend justement un plaisir encore plus grand à retrouver la capitale. Un de mes moments privilégiés c'est quand je descend du rer à la BNF et que je prend la ligne 14. Je m'amuse toujours comme une gamine à me mettre dans le wagon de tête pour avoir l'impression de conduire le métro (la ligne est entièrement automatisée). Je m'aperçois que je vais presque toujours dans les mêmes quartiers et particulièrement celui de l'Opéra. Je peux rester des minutes entières à observer la façade de l'Opéra Garnier et surtout la coupole des Galeries Lafayettes (le sapin cette année est encore plus beau que l'an dernier : il est rose, je vous mettrai des photos).

- La vie en banlieue a elle aussi certains charmes : l'environnement est agréable, et je fais beaucoup de vélo !

Voila... Ma vie est très très remplie, je suis vraiment contente du tournant qu'elle a pris et promis je vais redynamiser mon blog, d'autant plus que j'ai plein plein de choses à raconter !

dimanche 28 septembre 2008

Mon nouvel appartement

Voici mon 5ème appartement (ce qui commence à faire beaucoup de déménagements quand même, et j'en connais certains qui en ont marre de se taper les meubles et surtout la machine à laver !!).

Comme le nouveau nom de mon blog l'indique, il est situé à Brétigny-Sur-Orge, à environ 35 km au sud de Paris. Cette ville et ses voisines sont les anciennes banlieues maraichères de la capitale (d'où la foire aux haricots à Arpajon le week end dernier et celle à la tomate le week end end d'avant à Montlhéry...) et la nationale 20 toute proche, ancienne Route Royale, menait directement aux Halles (et dans l'autre sens vers les châteaux de la Loire).

Et c'est dans cet esprit là que j'ai trouvé un appartement situé dans une ancienne ferme bâtie à la fin du XIXème siècle dans cette rue :

(mon appartement est environ à 10 mètres sur la gauche)

Il reste quelques aménagements à faire mais je vous montre quand même ici un aperçu de mon chez-moi. J'ai environ 40 m2, et l'appartement est composé d'un couloir/hall qui donne à gauche sur la chambre, en face sur la pièce à vivre et à droite sur les toilettes et la salle de bain.

Le salon :


Le coin cuisine :


Et la chambre (qui va sensiblement être modifiée : je vais changer les meubles de place et acheter une armoire et une étagère) :

admirez la penderie improvisée !

Et voici la vue de la chambre :