mardi 30 octobre 2007

Petite virée parisienne entre copines

Parce qu'une pause dans le concours ça fait du bien.
Surtout avec une copine qu'on a laissé en province, j'ai nommé Estelle. Evidemment on s'était promis de ne pas parler du CAPES... Mais on a vite été rattrapé par notre quotidien oppressant. Et le mot est plus que juste croyez moi, c'est une année qui, bien que très riche intellectuellement, est une année de m****... Heureusement, je la passe à Paris où il y a plus de moyens d'évasions qu'à Poitiers où je crois que je me serai mise au tressage de corde (pour me pendre vêtue d'un désabillé de satin comme Edie dans Desperate Housewives).

Plus sé
rieusement, il s'agissait d'une journée marathon (logique me direz-vous on est à Paris) mais très agréable!!

Un mélange de culture et de futilités féminines...


Jugez plutôt :


Nous nous retrouvons au jardin du Luxembourg en fin de matinée (j'adore cet endroit...) pour visiter le Panthéon.


Petite leçon d'histoire :
Le Panthéon est situé sur la "montagne" Sainte-Geneviève (les guillemets seront compris par les géographes qui connaissent précisément la définition du terme montagne...), je rappelle qu'il s'agit du quartier de mon école, le quartier latin. Bâti par l'architecte Soufflot sur la volonté d'un Louis XV souffrant, il s'agit à l'origine d'une église destinée à la patronne de Paris, Sainte-Geneviève. Pour être brève sur Sainte-Geneviève : elle a repoussé par ses prières le méchant Hun Attila en 451 et fait construire le tombeau de Saint-Denis (non ce n'est pas le Stade de France...). Saint-Denis c'est survivor : décapité il a marché 6 kilomètres avec sa tête dans les bras (j'adore la religion catholique!!).
Revenons au Panthéon (oh! ça rime!). En 1791, l'Assemblée Nationale décide de le transformer en temple laïc, il devie
ndra dès lors la nécropole de ceux qui ont contribué à la grandeur de la France. Sur son fronton nous pouvons lire "Aux grands hommes la patrie reconnaissante" (là normalement vous avez compris que c'est là que se situe "l'action" de la chanson de Patrick Bruel "Place des Grands Hommes" : "On s'était dit rendez-vous dans 10 ans..."). L'intérieur est très impressionant, notamment la coupole.


Les murs sont ornés de peintures historiques (Jeanne d'Arc, le Baptême de Clovis, le couronnement de Charlemagne...) et on y trouve de nombreux monuments aux morts. La France est championne du monde des monuments aux morts... Même les italiens pourtant beaucoup plus tragédiens que nous n'ont pas fait mieux... (petite phrase empruntée au génialissime M. Chélini professeur d'histoire contemporaine à Sévigné et comique ignoré par la société...). Nous sommes particulièrement intriguées par le pendule de Foucault. Installé pour la première fois en 1851, celui-ci prouve la rotation de la terre.
Petite leçon de physique :
Le point de fixation du pendule est fixe (ici la coupole du Panthéon). Or, le pendule se déplace, et ce, lentement (il
indique ainsi l'heure comme vous pouvez le voir sur l'image). Ce phénomène a une explication simple : si le point de fixation ne bouge pas, c'est donc le sol qui bouge et donc la Terre... Vous avez compris?? (c'est pour voir si je suis bonne pédagogue!)


Après avoir vu les tombeaux des "stars" de la nation (Jean Jaurès, Zola, Schoelcher, Gambetta etc etc), nous montons ensuite les 200 marches qui nous mènent à la coupole : 1er arrêt à l'intérieur, la vue sur la nef est impressionante. 2ème arrêt au pied de la coupole et enfin du haut de la coupole nous pouvons profiter du panorama sur Paris (et du vent).

Tous les temps siéent à Paris... (le verbe seoir n'étant pas très usité au quotidien, je vous avoue que j'ai du vérifier sa conjugaison dans mon Petit Larousse...) : le soleil, la pluie, les nuages...


Au premier plan la faculté de droit ; sur la droite, un morceau de la façade de la bibliothèque Ste-Geneviève en restauration et le lycée Louis le Grand. Au second plan, vous observez une coupole et une tour vert-de-gris. Il s'agit respectivement de la chapelle et de l'observatoire de la Sorbonne.

L'heure du déjeuner approchant, et après un bref passage chez Gibert (histoire de montrer à Estelle la légère différence de taille avec la librairie
de Poitiers...), nous partons vers les Champs Elysées déjeuner chez Bert's (le restaurant que j'ai testé l'autre jour). Petite halte chez Vuitton (on peut toujours rêver... j'ai tout de même la chance d'en avoir 2 vrais grâce au travail de ma maman donc je ne me plains pas!), déjeuner et hop! direction le musée Galliera, musée de la mode depuis 1977.


Bâti à la demande de la duchesse Maria Ferrari de Galliera dans la seconde partie du XIXème siècle (en partie par Gustave Eiffel d'ailleurs), ce palais fut dès sa création destinée à accueillir des toilettes féminines. En effet, cette dame avait pour volonté d'y exposer ses propres vêtements. Aujourd'hui, il comporte plus de 100 000 tenues et accessoires et 50 000 estampes et photographies. La fragilité de ces pièces (tissus de très grandes valeurs) ne leur permettant pas d'être exposées à la lumière à longueur de temps, elles ne sont proposées au public qu'à travers des expositions.


Comme vous le constatez celle qui est présentée actuellement est consacrée aux années 20, période où la jeunesse décide de marquer une profonde rupture avec les générations précédentes en terme de moeurs et de pratiques culturelles : les femmes se coupent les cheveux, fument, font de l'automobile, se baignent et portent des robes courtes... Les vêtements, bijoux, souliers, parfums et autres produits de beauté qui nous sont présentés sont l'apanage des élégantes, ces riches femmes, princesses, duchesses, épouses d'industriels... qui se permettaient le luxe de changer de tenue plusieurs fois par jour (tenue dit de journée, de sport, de salon et de soirée). Les matières sont très luxueuses, les détails magnifiques (broderies, perles...) et les coupes de vêtements parfaites. Sans oublier les chaussures toutes plus stylées que les autres (et faites sur mesure évidemment). Les maillots de bain en laine nous laissent toutefois quelques peu perplexes!!


Enfin, pour achever futilement notre journée, nous partons aux Galeries Lafayettes qui ont déjà revêtues leur écrin de Noël.


Evidemment devant tous ces produits de beauté et de maquillage je me laisse tenter... Mais une femme n'a jamais assez de cosmétiques n'est-ce pas?!

5 commentaires:

Anonyme a dit…

ahhhhh y a tellement de choses à voir à Paris!!!! oui oui c'est la banlieusarde qui parle!!!!! on a l'impression de marcher à l'intérieur d'un musée à ciel ouvert!!!!!! Oui j'aquiesce ( pas sur de l'orthograohe :) ) M Chélini est génial, au moins avec blagues et son esprit complètement déluré, il nous fait mieux passé les innombrables qu'on doit connaitre concernant les institutions européennes et autres complications capéssiennes!!!! bisou

Anonyme a dit…

je suis fatiguée, j'oublie des mots dans chacune des mes phrases!!! ba du coup c'est à vous de les compléter

Noémie a dit…

c'est un nouveau jeu : essayer de comprendre les phrases d'Isma!! Oui oui cette demoiselle a pourtant eu le concours, comme quoi ils le donnent à n'importe qui!!!!!!!!

Anonyme a dit…

ouuiiiiii "Isma ou l'arnaque du siècle"!!! ba ui j l'ai eu et j'en est ....!!!!!! Bon on va essayer de respecter la tonalité de ton blog et ne pas verser dans la spontanéité qui me caractérise grandement ( et que je contient depuis que je suis à Sévigné d'aileurs )!!!!!

Tetelle a dit…

je confirme cette journée a été géniale!! on a eu de la chance il n'a pas fait trop froid! il n'a pas plus non plus! et pour Gibert! oui ça n'a rien à voir avec Poitiers! :)) il faudra recommencer ça!!
BizZ